La maternelle
Ar skol-vamm
L’enseignement du breton se fait entièrement en breton dans les classes de maternelle. La méthode d’enseignement utilisée est celle de l’immersion. Cette méthode se caractérise par le fait que la seule langue utilisée par le maître est le breton. À son arrivée à l’école maternelle, l’enfant commence par utiliser soit :
- Le breton dans ses échanges avec le maître, s’il a déjà acquis quelques mots en breton.
- Le français s’il est en situation d’apprenant. Dans ce dernier cas, l’échange entre l’enfant et le maître.sse ne changera pas. Il restera ainsi jusqu’à ce que l’enfant ait acquis une compétence suffisante pour s’exprimer en breton.

Les trois phases de l’acquisition d’une langue :
- Le seuil de compréhension est, en général, rapidement atteint en maternelle. Cela se fait par l’utilisation répétitive d’une langue. Le vocabulaire est en relation directe avec le vécu quotidien de l’enfant. Il est aussi lié à ses centres d’intérêt immédiats et ses compétences.
- C’est uniquement lorsque le seuil de communication est atteint que l’échange enfant-enseignant peut se faire en breton. Cela donne à la langue son véritable rôle de véhicule d’enseignement. Elle devient un outil pour l’acquisition du savoir. La rapidité d’obtention de ce niveau de compétence est cependant liée à divers paramètres plus ou moins influents. Par exemple, la situation linguistique de la famille, la capacité de motivation de cette dernière vis à vis du choix qu’elle a fait, le rôle affectif de la ou les langues utilisées dans le vécu de l’enfant, son degré d’exposition à des sources d’influence linguistique extérieures (télévision par exemple…). Ceci met en évidence la nécessité de réduire le déséquilibre existant entre les deux langues en présence. Dans la majorité des cas, cela est dû à l’absence de statut pour la langue bretonne. La période monolingue du début de scolarité permet d’atténuer partiellement ce déséquilibre.
- Le seuil de conceptualisation est atteint avant la fin de la scolarité en maternelle. Ce n’est qu’à ce stade que l’enfant peut avoir une utilisation complexe de la langue. Il peut utiliser la langue comme outil de communication. Il l’utilise aussi à des fins scientifiques comme les mathématiques. L’enfant est alors en situation optimale pour l’étape suivante. C’est le moment pour l’apprentissage de la lecture. Il est aussi prêt pour l’écriture et des opérations mathématiques de base.
Le primaire
Ar skol prim
Les enseignements dispensés suivent les programmes officiels de l’Education Nationale. La différence réside dans l’emploi de deux langues véhiculaires d’enseignement.
Cours préparatoire
Les apprentissages fondamentaux (lecture, écriture, calcul) se font en breton et seront rapidement transposables en français. L’enfant qui lit le breton se met rapidement à lire le français. La transposition se résume, pour l’essentiel, à l’apprentissage d’une graphie différente, de certains phonèmes. L’orthographe est plus simple en breton qu’en français. Cela permet à l’enfant d’acquérir très vite les mécanismes de lecture et d’écriture. Ainsi, il peut aborder la complexité de l’orthographe du français l’année suivante. À ce moment-là, il aura plus de maturité pour le faire.
L’enseignement de la langue française
La deuxième année du cycle primaire (CE1) voit l’introduction du français dans le programme d’enseignement. Au début, le créneau horaire prévu pour le français est utilisé pour transposer les acquis de la lecture en breton vers le français. Très rapidement, cet enseignement devient transdisciplinaire.
Après être passé par l’apprentissage d’une graphie différente, l’enfant approfondit l’étude de la langue et son utilisation orale et écrite. A ce niveau aussi, beaucoup de concepts sont transposables d’une langue à l’autre, soit directement, soit par une étude comparative.
La place réservée au français progresse jusqu’à la fin du cycle primaire de la façon suivante :
- CE1 : 2 heures par semaine (démarrage au plus tard après les vacances de février)
- CE2 : 6 heures par semaine
- CM1 : 6 heures par semaine
- CM2 : 7 heures par semaine
Les enfants scolarisés à DIWAN doivent à l’issue du cycle primaire, acquérir en français, des connaissances et compétences égales à celles des enfants sortant du système unilingue , ainsi qu’une égale compétence dans les deux langues.
Enseignement en français
Il convient au niveau du primaire, de distinguer l’enseignement visant l’apprentissage proprement dit d’une langue (breton ou français), des enseignements donnés ou véhiculés au moyen de la langue (breton et français).
L’utilisation du français comme langue véhiculaire d’apprentissage dans les différentes disciplines du programme permet aux élèves une conceptualisation et une justesse d’expression en français équivalente à celles acquises en breton.
Outre l’assimilation du vocabulaire spécifique, un enseignement en français est prodigué dans chaque matière :
- Mathématiques :
- Exercices d’application des compétences acquises en breton
- Résolution de problèmes visant à développer le raisonnement mathématique et les possibilités d’abstraction des élèves
- Sciences et technologie : Mise en oeuvre des connaissances acquises en breton et de la démarche scientifique par :
- Des expérimentations
- La construction de problèmes
- Des comptes-rendus et exposés
- Histoire, géographie, éducation civique :
- Découverte et approfondissement en français de questions d’histoire, de géographie et d’éducation civique
- Développement de l’aptitude à la recherche par la mise à la disposition des élèves d’une documentation en français
- Réalisation de comptes-rendus et d’exposés
- Education artistique :
- Moments spécifiques consacrés à l’éducation artistique en français


